Youssouph Mbow : “en 2007 et 2012, heureusement que les Sénégalais n’ont pas porté leur choix sur nous”

Il ne peut s’empêcher d’avoir le cœur gros, à la simple évocation du nom d’Ousmane Tanor Dieng, «coupable» d’avoir jeté en prison une dizaine de jeunes du Parti socialiste, dont le maire de la Médina, Bamba Fall. Mais à force de gratter le vernis qui recouvre le Secrétaire général national du Parti socialiste, Youssouph Mbow, membre du Bureau politique du Ps, dit que l’homme symbolise le monstre froid. Capable de bouffer crû tous ceux qui ne pensent pas comme lui.

Même s’il savait que Tanor n’a jamais été un père ni tout à fait blanc, ni tout à fait noir, il reste que le Secrétaire général du Cercle des enseignants socialistes, invité de l’émission «En Aparté» sur Actusen.com, croyait qu’après son passé ô combien controversé sous le défunt régime socialiste, le patron des Verts «avait, avec le temps, fait amende honorable par rapport la haine et la rancune qui lui ont toujours collé à la peau. Mais que non !».

Après un réquisitoire de feu digne du nom contre Ousmane Tanor Dieng, Youssouph Mbow jure sur ce qu’il a de plus cher que, lors de ce bureau politique du 05 Mars 2016, objet de tous les malheurs des responsables du Ps placés sous mandat de dépôt, depuis ce 9 janvier, «Bamba Fall a même été blessé par l’une des vitres du Siège cassée par les manifestants.

J’étais assis côte-à-côte avec Bamba Fall et Bira Kane Ndiaye et je suis prêt, si le juge d’instruction faisait appel à mon témoignage, à lui reconstituer tout le film des évènements dans la Salle où se tenait la rencontre du Bp. Ce jour-là, Bamba Fall s’était même emporté, à un certain moment, contre les manifestants, lorsque…», confie Youssouph Mbow à Actusen.com.

Dans cette émission riche en révélations, Youssou Mbow est largement revenu sur le fameux Bureau politique, lors duquel beaucoup de responsables du Parti, qui cirent, de nos jours, les chaussures du Président Macky Sall, avaient proposé qu’on soutînt Abdoulaye Wade, au second tour de la Présidentielle de 2012, au détriment de Macky Sall, arrivé deuxième.

Lors de ce Bureau, Aïssata Tall Sall, Khalifa Sall, Bamba Fall, moi-même étaient les rares membres du Bp à avoir insisté pour que le Parti ne fasse pas une volte-face. D’ailleurs, j’avais même demandé, par l’entremise d’un ami de l’Apr, actuellement ministre, de demander au candidat d’alors Macky Sall de parler à Ousmane Tanor Dieng, car il n’avait pas totalement acquis son soutien.

Toujours dans l’émission «En Aparté», Youssouph Mbow a déclaré que le maire de Dakar, Khalifa Sall, dont il n’est pas, dit-il, un «Khalifa’s boy», n’a d’autres alternatives que de se liguer avec l’opposition, aux prochaines élections législatives. Et de se projeter, d’ores et déjà, dans la Présidentielle de 2019.

Quid du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui dit avoir les capacités à tenir les manettes du Ps ? Là, le Sg du Cercle des enseignants socialistes rit sous cape. Et lâche cette interrogation assassine du genre, «comment quelqu’un qui n’a pas le toupet de se présenter, chez lui, à une élection locale, peut-il éprouver le rêve nombriliste et démesuré de diriger un appareil comme le Ps ?

Autres sujets évoqués par l’invité de ce numéro de «En Aparté» : les sobriquets de trouillard et de calculateur collés à Khalifa Sall, les responsables du Ps qui ne sont forts qu’en gueule, la posture du Président Macky Sall face à son homologue gambien, Yaya Jammeh ». Emission « En Aparté » à ne rater sous aucun prétexte.

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