Leader Maximo : Monaco écrase Marseille et reprend la tête du Championnat

Etincelant, Monaco a dominé l’OM dans tous les secteurs de jeu, samedi à Louis-II, et corrigé l’équipe phocéenne (4-0). L’ASM est un prétendant quasi parfait au titre de champion de France.

Le match : 4-0

Frank McCourt a assisté samedi après-midi à un show à l’américaine, mais la «dream team» ne portait pas les couleurs marseillaises. Gestes plus justes, tempo plus rythmé, agressivité plus frappante… tous les plus ont été monégasques, et il n’a fallu que quarante minutes à l’équipe de Jardim pour dompter une formation faiblarde (4-0).

«Nous n’irons pas en victime expiatoire», avait dit jeudi Rudi Garcia, alléché par ce duel au sommet. Mais pour un grand rendez-vous, il faut deux grands adversaires, et comme le notait justement son homologue portugais, les joueurs marseillais sont les mêmes que ceux ayant commencé la saison, et on ne fait pas de miracle avec un groupe aussi hétérogène.

A Louis-II, ce sont même les cadres supposés (Diarra, Fanni, Gomis, Vainqueur, Rolando) qui ont fait le plus pitié, face à une ASM dense, soudée, pleine de certitudes, qui mixe la solidité d’un Glik ou d’un Bakayako à l’ardeur d’un Fabinho et d’un Sidibé, et peut compter sur des esthètes d’une finesse rare (Bernardo Silva, Germain). Jardim a fait tranquillement tourner en seconde période, et c’est un remplaçant efficace, Guido Carrillo, qui a conclu cette nouvelle copie sans rature. Paris et Nice sont prévenus.

Boschilia a ouvert le score pour Monaco, tandis qu’Alessandrini a été remplacé avant la fin de la première période. (B. Papon/L’Equipe)

Le chiffre : Et de 3 pour Boschilia

Prêté la saison dernière au Standard de Liège, Gabriel Boschilia doit sa place dans cet effectif étincelant à un coup franc direct, inscrit le 20 août dernier à Nantes (1-0), au moment où Monaco pensait de nouveau à l’exiler. Depuis, le gaucher fait le nombre dans le groupe (9 matches de L1, 3 titularisations), mais avec un bel impact et un sens certain du spectacle : son coup franc direct de la 23e minute est son troisième de la saison, après ceux de Nantes et Lorient, le 18 novembre.

Ajoutez le coup franc direct de Thomas Lemar au Moustoir, et celui de Djibril Sidibé à Lille, le 10 septembre, et vous comprendrez pourquoi Jardim, au courant que son équipe marque plus de 40% de ses buts cette saison à la suite d’un coup de pied arrêté, a lancé Boschilia d’entrée face à l’OM pour sa qualité dans ce domaine.

Le joueur : le calvaire d’Alessandrini

L’attaquant marseillais, repositionné en latéral gauche sur les offensives monégasques, a symbolisé la lourde défaite tactique de Rudi Garcia. Fort du résultat enregistré à Paris, le 23 octobre, le coach marseillais a tenté un nouveau pari en première période à Louis-II, pour contrecarrer les plans de Jardim. Alessandrini a débuté en milieu gauche, avant de redescendre au bout de quelques minutes de jeu… et de prendre le bouillon.

Il fait une faute grossière sur Boschilia (22e), à l’entrée de la surface, écope d’un carton jaune, puis une double peine immédiate sur le coup franc victorieux du Brésilien. Il est ensuite déposé par Bernardo Silva sur l’action du second but (29e), le long de la ligne de touche, avant d’être remplacé prématurément par Clinton Njie (37e). Souvent moqué sur les réseaux sociaux, le numéro 11 de l’OM n’est pourtant qu’un des visages de la faillite collective phocéenne.

M. Gr., à Monaco

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